Idées reçues sur la ténosynovite De Quervain



Idées reçues sur la ténosynovite De Quervain

La ténosynovite de Quervain est une pathologie complexe qui fait face à de nombreuses idées reçues. Ses causes, traitements ou facteurs favorisants sont particulièrement victimes de ces fausses idées. EPITACT® tente d’éclaircir pour vous le mystère autour de cette pathologie du poignet.

 

Idée reçue n°1 : Certains disent que l’immobilisation par orthèse est insuffisante pour la ténosynovite de Quervain

Parmi les traitements antérieurs à la chirurgie, l’immobilisation par orthèse est inévitable et recommandée en première intention. En respectant la durée du port en fonction de l’avancée de la pathologie , une immobilisation s’avère bénéfique et soulage efficacement. Comme l’orthèse QUERV’IMMO™* d’EPITACT®, elle vous permet de reposer votre pouce et poignet dans une position neutre. Elle élimine les risques de réaliser des mouvements qui aggraveraient ou pérenniseraient vos douleurs. Elle éradique également tout ce qui relève de trop fortes pressions ou frottements sur la zone sensible grâce à son patronnage unique.

Aussi, inédite sur le marché des orthèses pour ténosynovite de Quervain, l’orthèse QUERV’ACTIV™* d’EPITACT®* s’utilise en complément de l’orthèse d’immobilisation, lors de vos activités. Plus fine et plus légère, elle aide aussi à réduire les sollicitations des tendons et favorise une position neutre du pouce. Elle permet de renforcer l’action d’une orthèse rigide d’immobilisation, et ce, sans gêner les mouvements.

Les orthèses, utilisées seules, ne suffisent pas à guérir définitivement une ténosynovite de Quervain. D’autres traitements conservateurs complémentaires viennent s’ajouter à cette mise au repos du pouce et poignet. Les principaux sont la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et l’injection de corticoïdes, suivis d’exercices de rééducation.

 

Idée reçue n°2 : Les mouvements répétitifs sont l’unique cause de ma ténosynovite de Quervain

La répétition de mouvements favorise le développement d’une ténosynovite de Quervain, mais n’en est qu’un facteur de risque. Il existe bien des causes potentielles de ces douleurs au poignet, qui peuvent, certes, être mécaniques, mais aussi anatomiques ou physiologiques(1). C’est l’accumulation de certains gestes contraignants pour les tendons qui, à terme, causent l’inflammation de la gaine qui les entoure. D’ailleurs, ces contraintes peuvent seulement être l’élément déclencheur d’une ténosynovite si les tendons présentent préalablement une anomalie.

 

Idée reçue n°3 : Les infiltrations de corticoïdes dans le cadre d’une ténosynovite de Quervain sont douloureuses

Dans le cadre de la ténosynovite de Quervain, l’infiltration consiste à injecter des médicaments (corticoïdes) au niveau de la zone douloureuse. Contrairement aux idées reçues, ces injections, réalisées à l’aide d’une aiguille, sont rapides et indolores. Généralement au nombre de trois, les injections réduisent l’inflammation et soulagent les douleurs au niveau du poignet.

 

Idée reçue n°4 : Avec l’âge, la ténosynovite de Quervain est systématique

L’âge ne semble pas avoir de rôle majeur à jouer dans la survenue d’une ténosynovite de Quervain. Cependant, on observe une incidence plus forte à partir de 40 ans, particulièrement chez les femmes. L’apparition de cette pathologie serait davantage corrélée à l’activité professionnelle ou sportive pratiquée.

 

Idée reçue n°5 : La chirurgie est le seul traitement efficace et durable pour une ténosynovite de Quervain

En réalité, la chirurgie est bien souvent la dernière option thérapeutique pour traiter une ténosynovite de Quervain. Elle est de mise si l'avancée de la pathologie est trop importante, en cas de récidive ou d’échec du traitement médical(2). D’autres traitements préalables permettent de soulager et soigner progressivement une ténosynovite de Quervain. Parmi eux se trouvent les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les infiltrations, la rééducation ou la mise au repos du poignet* notamment. S’armer de patience et prévenir cette douleur au poignet sont les clés pour une guérison totale et durable.

Consultez notre article sur les traitements de la ténosynovite de Quervain, ou les conditions pour une opération de cette pathologie.

 

Idée reçue n°6 : Il y a de fortes chances de récidive de ténosynovite de Quervain

La récidive de la ténosynovite de Quervain existe mais reste peu fréquente(3). Elle peut survenir si la lutte contre les facteurs favorisants cette pathologie s'est avérée insuffisante ou si l’opération chirurgicale n’a pas permis une libération complète des tendons. Pour des explications plus détaillées sur la récidive d’une ténosynovite de Quervain, consultez notre article disponible ici.

 

Idée reçue n°7 : La ténosynovite de De Quervain est une tendinite comme toutes les autres

Rien que par son appellation, on distingue déjà une nuance de sens autour de cette pathologie . Tendinite de Quervain est le nom couramment employé, mais le vrai terme médical est ténosynovite de De Quervain. L’extraction du sens dans le terme « tendinite  » conclue à la définition suivante : inflammation des tendons. Or, la ténosynovite comprend surtout l’inflammation de la gaine synoviale (d’où le « syno ») et par conséquence, celle des tendons (le fameux « téno »).

La ténosynovite de De Quervain n’est donc pas une simple tendinite , et nécessite une prise en charge singulière et adaptée. C’est pour cela que la création d’orthèses spécifiques à cette tendinopathie comme à chaque pathologie du poignet est nécessaire. Elles s’adaptent à la physiologie, à la pathologie et à la morphologie de la zone touchée.

 

Idée reçue n°8 : Il n’y a pas de métiers ou sports particulièrement à risque pour la ténosynovite de Quervain

Au contraire, la prévalence de la ténosynovite de Quervain peut notamment s’expliquer par la pratique de certaines activités. Certaines catégories de la population sont d’ailleurs davantage ciblées par cette douleur au poignet. Par exemple, les femmes sont davantage touchées que les hommes(1)! En effet, la gente féminine a tendance à s’adonner à des activités manuelles ou professionnelles requérant une utilisation plus minutieuse et répétitive de gestes à risque. Aussi, d’autres travaux ou sport, indépendamment du sexe, exposent à un risque plus élevé de développer une ténosynovite de Quervain. Il s’agit d’activités qui sollicitent fortement le pouce, la pince pouce/index et le poignet : golf, tennis, peinture, couture, coiffure, musiciens…

 

La ténosynovite de Quervain, dont la douleur peut vite entraver confort et bien-être au quotidien, fait face à de nombreuses idées reçues. La plupart restent injustifiées et nécessiteraient une connaissance plus approfondie des caractéristiques de cette pathologie . EPITACT® met ainsi à votre disposition plusieurs articles qui donnent une vue d’ensemble de la ténosynovite de Quervain. Retrouvez ses causes, symptômes, traitements conservateurs ou chirurgicaux et ses personnes à risque.

 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 10/2021

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Gerlac, Denis. 2015. « Ténosynovite de De Quervain : une nouvelle approche rééducative ! » Kinésithérapie, la Revue 15 (162): 70‑76. https://doi.org/10.1016/j.kine.2015.03.006.

(2)Nguyen, Aurore, Sandrine Jousse-Joulin, et Alain Saraux. 2012. « Ténosynovite de De Quervain ». Revue du Rhumatisme Monographies 79 (2): 78‑84. https://doi.org/10.1016/j.monrhu.2011.09.003.

(3)Picard S, Vasilevski D. Complications musculo-squelettiques du membre supérieur au cours du diabète de type 1 : Ce que les diabétologues doivent savoir. Médecine des Maladies Métaboliques. juin 2016;10(4):3208.

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