Les causes de la tendinite de De Quervain



Quelle est la cause vos douleurs au poignet : et si c'était une tendinite de De Quervain ?
Les causes de la tendinite de De Quervain

Les causes de la tendinite de De Quervain peuvent être d’ordre anatomique, physiologique ou bien être extérieures à la pathologie .

Quels facteurs de risque pour cette tendinopathie  ? Quelles sont les causes de la tendinite de De Quervain ? EPITACT® dénonce les coupables !

 

Le contexte des causes de la tendinite de De Quervain

Dans la tendinite de De Quervain, les deux tendons incriminés sont ceux du pouce. Le premier est le court extenseur (EPB, Extensor pollicis brevis), le second est le long abducteur (APL, Adbuctor pollicis longus). Ceux-ci sont enveloppés par une gaine synoviale qui sécrète le liquide du même nom. Cela leur permet ainsi de glisser correctement dans le premier compartiment dorsal du poignet lors des mouvements. Ce compartiment est à son tour, avec les cinq autres, entouré par le rétinaculum des extenseurs.

Mais alors, d’où provient l’inflammation ?

On qualifie cette tendinopathie comme étant sténosante (cela traduit le rétrécissement pathologique d’un conduit anatomique). En effet, les frottements des tendons avec la gaine synoviale dans le premier compartiment génèrent une inflammation. Or, celui-ci n'est pas extensible ! Le gonflement provoqué par l’inflammation entraîne donc une compression excessive à l’intérieur du compartiment. Ainsi, le gonflement favorise les frottements et par conséquence l’inflammation et donc la progression de la pathologie (1).

 

Les causes anatomiques de la tendinite de De Quervain

Deux facteurs anatomiques sont effectivement responsables de l’apparition d’une tendinite de De Quervain(2).

D’une part, il arrive que chez certaines personnes, l’APL présente un dédoublement. Ce dernier peut avoir jusqu’à 5 duplications tendineuses(3). Ainsi, le tendon est plus volumineux et entraîne une résistance supplémentaire lors de son glissement dans la gaine synoviale .

D’autre part, le premier compartiment dorsal du poignet de certains individus peut avoir des caractéristiques morphologiques particulières. En effet, cette structure peut parfois se trouver divisée en deux par ce que l’on nomme un septum médian(2). Il s’agit en fait d’une sorte de cloison qui divise donc l’espace au sein même du compartiment. Les tendons auront donc moins de place pour glisser, entraînant ainsi des frottements contraignants avec la gaine synoviale .

 

Les causes physiologiques de la tendinite de De Quervain

Les causes provoquant une tendinite de De Quervain sont multiples et relèvent notamment de facteurs physiologiques tels que :

Le genre : les femmes sont effectivement beaucoup plus sujettes à la pathologie que les hommes.

L’âge : on observe un pic d’incidence chez les individus (notamment les femmes) entre 40 et 50 ans.

La grossesse et la ménopause : le dérèglement hormonal serait le responsable(2). La pathologie survient surtout en fin de grossesse et en période post-partum, en raison par exemple des positions d’allaitement(4).  

Les pathologies associées : certaines d’entre elles peuvent favoriser la tendinite de De Quervain. Il peut par exemple s'agir de troubles hormonaux (hypothyroïdie), rhumatologiques (polyarthrite rhumatoïde ) ou encore métaboliques (diabète).

 

Les causes exogènes de la tendinite de De Quervain

D’autres causes exogènes favorisent la tendinite de De Quervain. Il s’agit d’ailleurs des principales origines de cette pathologie .

Rappelons que l’atteinte des tendons et de leur gaine synoviale s'associe à des contraintes répétées sur le pouce et le poignet. Mais qu’entendons-nous par « contraintes » ? Ce terme cache plusieurs processus : frottements, surpressions, torsions, mauvaises positions, mouvements inappropriés, répétitifs, etc.

Toutes ces contraintes s’exercent au quotidien sur notre corps. La fonction de la main est omniprésente dans vos activités quotidiennes. Ceci est notamment vrai pour les métiers manuels mais aussi les activités sportives ou loisirs. Résumons ainsi ces causes exogènes(2, 5, 6) :

activités répétitives (ex. : coiffure, couture, jardinage, utilisation d’ordinateur, de téléphone) ;
gestes précis (ex. : pincer, serrer, visser, manipuler des petits objets) ;
gestes répétitifs de flexion/extension ou d’adduction /abduction du poignet et du pouce ;
s’occuper d’un nouveau-né. Cette cause est tellement répandue qu’elle est surnommée « baby wrist », soit le « poignet douloureux dû au bébé »(1). Le geste le plus remis en cause est le soulèvement très fréquent de l’enfant sous les aisselles ;
contraintes de force (ex. : poignet en mauvaise position lors du port de charges lourdes) ;
surcharge de travail ;
mouvements récurrents de pronation/supination du poignet.

 

Rassurez-vous, des solutions existent pour soulager votre pouce et votre poignet. Les orthèses sont des outils thérapeutiques pour les cas de tendinite de De Quervain au stade débutant comme avancé.

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Pour mieux cerner la tendinite de De Quervain, découvrez quels sont les symptômes principaux et les traitements recommandés pour cette pathologie .

 

*Ces solutions des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 09/2021

 

Sources :

(1)Gerlac, Denis. « Ténosynovite de De Quervain : “descendre” le radius permet de diminuer la douleur. Analyse de 36 cas ». Kinésithérapie, la Revue 19, no 208 (1 avril 2019): 311. https://doi.org/10.1016/j.kine.2018.12.013.

(2)Gerlac, Denis. 2015. « Ténosynovite de De Quervain : une nouvelle approche rééducative ! » Kinésithérapie, la Revue 15 (162): 7076. https://doi.org/10.1016/j.kine.2015.03.006.

(3)Bouras, Y., Y. El Andaloussi, T. Zaouari, N. Touil, S. Fnini, N. Chikhaoui, et A. Largab. « Traitement chirurgical de la ténosynovite de De Quervain. À propos de 20 cas ». Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, Main et membre supérieur, 55, no 1 (1 février 2010): 42‑45. https://doi.org/10.1016/j.anplas.2009.08.006.

(4)Adachi, Satoshi, Atsushi Yamamoto, Tsutomu Kobayashi, Tsuyoshi Tajika, Tetsuya Kaneko, Kazuyuki Shibusawa, et Kenji Takagishi. 2011. « Prevalence of de Quervainʼs Disease in the General Population and Risk Factors ». Kitakanto Med J, 4.

(5)Nguyen, Aurore, Sandrine Jousse-Joulin, et Alain Saraux. 2012. « Ténosynovite de De Quervain ». Revue du Rhumatisme Monographies 79 (2): 7884. https://doi.org/10.1016/j.monrhu.2011.09.003.

(6)Bernard, Bruce. 1997. « Musculoskeletal Disorders and Workplace Factors. A Critical Review of Epidemiologic Evidence for Work-Related Musculoskeletal Disorders of the Neck, Upper Extremity, and Low Back. » U.S. Department of Health and Human Services, Public Health Service, Centers for Disease Control and Prevention, National Institute for Occupational Safety and Health. https://doi.org/10.26616/NIOSHPUB97141.

 

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