Cor ou durillon, y-a-t-il une différence ?



Cor ou durillon, y-a-t-il une différence ?

Cor ou durillon, comment les reconnaître ? Etiologiquement très proches et souvent confondues à tort, ces deux notions sont belles et bien distinctes. Avec EPITACT®, découvrez les points communs et différences des cors et durillons pour apprendre à les différencier facilement.
 

Cor ou durillon : quelles sont leurs différences et points communs ?

Reconnaître le cor ou le durillon : plusieurs définitions possibles

  • Points communs

Le premier point commun entre le cor et le durillon se trouve dans leur définition même. L’un et l’autre sont tous deux des lésions nommées « callosités ». Il s’agit plus précisément de zones localisées de peau épaisse et généralement dure, aussi nommée hyperkératose.

  • Différences

Si l’on distingue plusieurs types de cors, le durillon n’a lui qu’une seule définition. En effet, il existe premièrement deux grandes catégories de cors : le cor dur et le cor mou. Le premier se situe généralement sur (cor dorsal) ou au bout des orteils (cor pulpaire), parfois sous le pied (cor plantaire). Le second se forme quant à lui entre deux orteils (cor interdigital). Ensuite, on distingue par exemple le cor vasculaire (présence de vaisseaux sanguins), neurovasculaire (compression d’une terminaison nerveuse) ou miliaire (petits points cornés indolores).


 

Reconnaître le cor ou le durillon : leurs symptômes

  • Points communs

Le cor et le durillon se forme tous deux aux points de fortes pressions au niveau d’une saillie osseuse, généralement une articulation. On peut ainsi les retrouver sur les mains mais bien plus fréquemment sur les pieds (appuis et pressions plus importants).

Le cor et le durillon sont aussi généralement uniques, bilatéraux ou non. À noter cependant qu’un cor mou va souvent par paire (un sur chaque orteil se faisant face).

  • Différences

En termes de localisation, le cor s'observe donc plus souvent sur les orteils (dessus, au bout ou entre). Le durillon est, lui, plus fréquent sur la surface plantaire, à l’avant du pied.

D’aspect, le cor est mieux délimité, peu étendu et se compose d’un noyau dur, corné et de forme conique inversée qui rentre profondément dans le derme. Un cor mou est, par macération entre deux orteils, ramolli et d’aspect spongieux. À l’inverse, le contour du durillon est moins précis, la lésion est plus large et n’atteint que les premières couches de la peau, en surface.

Le cor et le durillon se distingue aussi par leur couleur ; noyau noir avec un contour blanchâtre pour le cor, couleur jaunâtre pour le durillon. Le contour blanchâtre du cor mou, entre les orteils, peut aussi être délimité par une rougeur.

Enfin, le cor est douloureux, alors que le durillon est le plus souvent indolore. Cependant, avec l’évolution de la lésion, tous deux peuvent se manifester par une douleur très vive, notamment en appui.
 

Reconnaître le cor ou le durillon : leurs causes et facteurs d’apparition

  • Points communs

Le cor et le durillon sont provoqués par une pression excessive et répétée sur une petite zone de peau. Les frottements récurrents contre une surface rigide peuvent également favoriser leur apparition. Ainsi, leurs causes et facteurs d’apparition sont majoritairement identiques : chaussures inappropriées, surpoids, défauts d’appui, type de sport pratiqué. Parmi les mauvais appuis fréquents, nous retrouvons principalement l’hallux valgus et les déformations des orteils en griffe ou en marteau. Aussi, le cor et durillon sont plus fréquents avec l’âge, notamment chez la femme.

  • Différences

On remarque que le durillon est davantage favorisé par l’usure du capiton plantaire ; couche graisseuse d’une certaine épaisseur qui tapisse la plante du pied. Celle-ci sert notamment d’amortisseur pour le pied. Avec l’âge, cette couche tend à s’amincir et les pressions sous le pied s’accroissent, favorisant ainsi les durillons.

Le cor mou se forme principalement dans un environnement humide et macéré, idéalement entre deux orteils.
 

Des traitements communs et spécifiques au cor et durillon

  • Points communs

Le traitement du cor et du durillon est relativement identique. Il consiste premièrement à porter des chaussures adaptées, souples et confortables. Une hydratation régulière et une bonne hygiène des pieds sont aussi essentielles pour prévenir l’apparition ou la récidive du cor et du durillon.

Aussi, lorsque la cause est liée à une déformation et un défaut d’appui, le patient peut porter des semelles, voire des chaussures orthopédiques. Pour protéger la zone sensible, il existe aussi un certain nombre de dispositifs de type orthèses et protections siliconées.

Enfin, lors de la consultation chez le pédicure podologue, celui-ci procède au retrait de l’hyperkératose. Il utilise pour cela un bistouri, une lame de gouge et/ou une fraise (comme chez le dentiste).  Généralement, le soin avec ces instruments permet de retirer l’ensemble du cor et son noyau. Pour le durillon, un simple soin avec une lame de bistouri suffit pour retrouver la peau saine en dessous du durillon.

Notons aussi l’utilisation médicamenteuses de coricides, le plus souvent en en application locale. À utiliser avec précaution, ces agents s'utilisent en autotraitement, sur recommandation et suivi d’un médecin(1).

  • Différences

Il existe différents types de protections pour prévenir et soulager le cor et le durillon et favoriser leur disparition.

Si la lésion se trouve sous la plante du pied, il faudra privilégier des protections qui répartissent les pressions. Ainsi, en cas de durillon, EPITACT® a créé les coussinets plantaires*, ultrafins et discrets adaptés pour un port quotidien prolongé. Composés d’un gel qui reproduit rigoureusement la fonction du capiton plantaire, il soulage à chaque pas. Pour toujours plus de confort, découvrez les coussinets COMFORTACT™ PLUS*. Ils sont dotés d’un gel à effet billes et d’une bretelle ergonomique qui n’irrite pas l’espace interdigital.

Plus discrets, les protections durillons* ou les coussinets discrets* vous permettront de soulager les douleurs dans vos chaussures ouvertes.

Pour prévenir et soulager les cors au niveau des orteils, EPITACT® a pensé à tout. Les doigtiers* et doigtiers ajustables* protègent des cors pulpaires et dorsaux. Les DIGITUBES®* luttent contre les cors dorsaux et interdigitaux. En séparant les orteils, les séparateurs* limitent les cors interdigitaux.

Enfin, si la lésion est secondaire à une déformation comme l’hallux valgus, découvrez le coussinet double protection*. Si la lésion est secondaire à une déformation de type griffe d’orteil, retrouvez les barrettes sous-diaphysaires*.

 

Vous connaissez désormais toutes les subtilités permettant de faire la différence entre un cor et un durillon. Si vous souhaitez en savoir plus, voici quelques articles complémentaires :

 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 07/2022
 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Hermanns-Lê T, Piérard GE. Comment je traite... des cors et des callosités. Rev Med Liege. 2006;61(78):5457.