Diagnostiquer la tendinite de De Quervain



Diagnostiquer la tendinite de De Quervain

Quels examens et tests pour la tendinite de De Quervain ?

Diagnostiquer la tendinite de De Quervain ou tendinite du pouce est relativement aisé puisque son principal symptôme est une douleur localisée au poignet. Cette douleur est donc rapidement objectivable par le professionnel de santé qui vous examine. Cependant, plusieurs types de douleurs du poignet et du pouce existent, toutes attribuables à différentes pathologies. Pour éviter toute confusion, il convient donc de recevoir un diagnostic complet et rigoureux.

Vous souhaitez connaître le déroulement du diagnostic de la maladie de De Quervain ? Quelles sont les étapes à suivre et comment la distinguer des autres douleurs au poignet ? EPITACT® vous présente les différents examens et tests pour la tendinite de De Quervain.

 

Étape 1 du diagnostic de la tendinite au pouce : identifier les symptômes

Pour diagnostiquer une tendinite au pouce, il vous faut anticiper la description précise de vos symptômes. Avant de consulter votre médecin, essayez de recueillir un maximum d’informations qui pourront lui être utile pour faciliter le diagnostic : nature de la douleur, localisation, fréquence, durée, intensité, causes, contexte…

La maladie de De Quervain se manifeste principalement par une douleur localisée sur le dessus du poignet, du côté du pouce. Cette douleur est souvent permanente mais s’accentue lors de mouvements d’efforts du pouce ou du poignet. Elle peut éventuellement irradier l’avant-bras et le pouce. L’inflammation peut aussi s’accompagner d’un œdème ou d’une rougeur par exemple.

Ce symptôme peut donc rapidement mener au diagnostic de de cette tendinite du pouce. Cependant, la douleur reste un signe subjectif nécessitant une objectivation par un professionnel.

 

Étape 2 : l’examen clinique pour la maladie de De Quervain

L’examen clinique et les tests pour la tendinite de De Quervain sont les étapes centrales du diagnostic de cette tendinite au pouce(1, 2, 5). Cet examen vise à confirmer ou infirmer la présence d’une rougeur ou d’une douleur typique de la tendinite de De Quervain éventuellement concomitante à un œdème. Celui-ci se décompose en plusieurs étapes :

L'anamnèse

Il s’agit d’une étape indispensable permettant au praticien de recueillir les symptômes et leur historique en vous posant quelques questions. Il cherche à obtenir des informations comme leur apparition, la durée et la localisation des douleurs, les facteurs aggravants ou favorisants, etc.

La palpation

Le médecin exerce une pression ou percussion de la zone sensible pour objectiver la douleur typique de la maladie de De Quervain. Celle-ci se manifeste en regard du premier compartiment dorsal du poignet, dans la zone de la tabatière. 

Tendinite de De Quervain : les tests

Deux manœuvres visent à reproduire la douleur causée par la tendinite de De Quervain : les tests de Finkelstein et de Brunelli. S’ils sont positifs, ils peuvent signer la pathologie.

• Le test de Finkelstein : afin d’identifier la tendinite du pouce de De Quervain, ce test consiste à consiste à immobiliser l’avant-bras en conservant le poignet dans l’alignement. Repliez ensuite le pouce dans la paume de la main (adduction). Enfin, effectuez une inclinaison dite ulnaire du poignet. En d’autres termes, inclinez votre poignet latéralement du côté du petit doigt. La position finale précise le diagnostic : le praticien effectue une extension du pouce contrariée, ce dernier toujours maintenu en flexion. Ce test met en tension les tendons du pouce qui sont alors douloureux en cas de maladie de De Quervain.

• Le test de Brunelli, à l’inverse, consiste en une inclinaison radiale, c’est-à-dire que le poignet s'incline latéralement vers l’intérieur, côté pouce. Cette fois, pouce tendu, maintenez-le en abduction. Ce deuxième test pour la tendinite de De Quervain est davantage pratiqué en raison de sa pertinence et de son caractère pathognomonique de la pathologie.

 

Étape 3 pour diagnostiquer la tendinite du pouce : les examens complémentaires

Généralement, l’examen clinique suffit pour poser le diagnostic de la maladie de De Quervain. Cependant, si le praticien émet des doutes quant à la présence éventuelle d’une autre pathologie, il requerra des examens complémentaires(1-3). Les deux principales techniques d’imagerie médicale utilisées sont les suivantes :

• L’échographie permet d’observer les tendons dans le premier compartiment dorsal. Elle sert également à identifier l’épaississement de la gaine synoviale entourant les deux tendons du pouce, et donc une éventuelle inflammation. 

• La radiographie a pour objectif d’évaluer l’état ostéoarticulaire du poignet en cas de maladie de De Quervain.

 

Et après ?

À ce stade, le praticien peut clairement établir le diagnostic et confirmer ou non une tendinite au pouce. Les diagnostics différentiels éliminés, il envisagera alors avec vous plusieurs solutions(4). Les premiers traitements proposés consistent en l’immobilisation du poignet et du pouce.

Pour faciliter cette étape, EPITACT® propose l’orthèse de poignet et de pouce QUERV’IMMO™*. Ce dispositif met le pouce et le poignet en position neutre, dite de repos, afin d’éviter les traumatismes et contraintes sur cette zone. De plus, le serrage de l’orthèse a été étudié pour n’appliquer aucune pression sur la partie inflammée. Elle se porte de nuit ou en période de repos pour soulager le pouce et le poignet. 

Cette mise au repos s'accompagne de préférence d'une rééducation des muscles et des tendons du pouce. Si cela s’avère toujours insuffisant, d’autres techniques plus invasives comme des injections de corticoïdes, voire la chirurgie, s'envisageront.

 

Vous suspectez une tendinite de De Quervain, aussi appelée tendinite du pouce ? EPITACT® vous livre quelques informations nécessaires pour vous permettre d’aborder la pathologie avec plus de sérénité. Découvrez notre article sur les traitements de la maladie de De Quervain.

 

Comment diagnostiquer la tendinite de De Quervain

 

*Cette solution est un dispositif médical de classe I, qui porte au titre de la réglementation le marquage CE. Veuillez lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : MILLET Innovation. 09/2021

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Nguyen, Aurore, Sandrine Jousse-Joulin, et Alain Saraux. 2012. « Ténosynovite de De Quervain ». Revue du Rhumatisme Monographies 79 (2): 7884. https://doi.org/10.1016/j.monrhu.2011.09.003.

(2)Vytautas Gasiunas. Ténosynovite de de Quervain [Internet]. 2013 [cité 1 juin 2021]. Disponible sur : https://drgasiunas.com/pathologies/poignet/tenosynovite-de-de-quervain/

(3)Bouillot, F. « LA TENOSYNOVITE de DE QUERVAIN », 2013. Disponible sur : http://www.sfrm-gemmsor.fr/file/medtool/webmedtool/gemmtool01/botm0033/pdf00005.pdf

(4)Gerlac, Denis. 2015. « Ténosynovite de De Quervain : une nouvelle approche rééducative ! » Kinésithérapie, la Revue 15 (162): 7076. https://doi.org/10.1016/j.kine.2015.03.006.

(5)Bouras, Y., Y. El Andaloussi, T. Zaouari, N. Touil, S. Fnini, N. Chikhaoui, et A. Largab. « Traitement chirurgical de la ténosynovite de De Quervain. À propos de 20 cas ». Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, Main et membre supérieur, 55, no 1 (1 février 2010): 42‑45. https://doi.org/10.1016/j.anplas.2009.08.006