6 idées reçues sur la gonarthrose ou arthrose du genou



Idées reçues sur la gonarthrose

La gonarthrose est victime d’un certain nombre d’idées reçues bien que très fréquente et finalement assez mal connue du grand public. Entre irréversibilité, prévention ou vieillesse, faisons un point sur la réalité concernant l’arthrose du genou.

Faisons un petit rappel sur ce qu’est la gonarthrose  ou arthrose du genou. Il s’agit d’une pathologie dégénérative non-inflammatoire de l’articulation du genou, d’origine mécanique. Cette arthropathie chronique se caractérise par une dégradation progressive du cartilage de l’articulation . À force d’usure, celui-ci peut même aller jusqu’à disparaître, aboutissant alors à un contact osseux au sein de cette articulation . À ne pas confondre avec l’arthrite  donc, qui elle, correspond à une inflammation de l’articulation du genou !

Maintenant que nous avons les bases, décryptons les principales idées reçues sur la gonarthrose ou arthrose du genou.
 

Idée reçue n°1 : Mettre le genou au repos limite l’évolution de la gonarthrose .

Voilà l’une des plus grandes idées reçues sur la gonarthrose  ! Cette réflexion peut sembler légitime lorsque l’on sait que l’arthrose est une usure mécanique de l’articulation . Pourtant, il s’agit bien d’une fausse rumeur sur cette pathologie . En fait, l’activité physique est même l’un des premiers réflexes à adopter pour soulager l’articulation en cas de gonarthrose (1).

Pour plus de sécurité et pour vous accompagner lors du commencement ou de la reprise d’activité, adoptez l’une des genouillères EPITACT® dédiées à la gonarthrose fémoro-patellaire. La PHYSIOstrap® SPORT* est conçue pour être portée lors de n’importe quelle activité physique ou sportive. Plus spécifique, la PHYSIOstrap® SKI* convient particulièrement aux sports où les mouvements de flexion et d’extension sont récurrents. Ces genouillères sont dotées d’un tendon en silicone breveté qui vient encercler la rotule . Ainsi, elles permettent à la rotule de rester dans son axe naturel et lui évitent toute déviation latérale. Elles visent donc à maintenir et à soulager efficacement l’articulation du genou lors de vos activités physiques ou sportives. 

À noter que la pratique doit cependant rester progressive, adaptée et modérée. Le but est d’abord de renforcer les muscles qui entourent la rotule . Il peut s’agir de marche, vélo ou natation, ou simplement de rester actif (jardinage ou du bricolage par exemple). Toutes ces activités contribuent aussi à prévenir et calmer la douleur ainsi qu’à améliorer la mobilité.

De plus, le surpoids est un facteur de risque de la gonarthrose . Ainsi, en prévenant la sédentarité, on prévient aussi l’arthrose du genou en mêlant santé et bien-être !

 

Idée reçue n°2 : La gonarthrose est une pathologie du sujet âgé.

Là aussi, une petite clarification s’impose… Le vieillissement est en effet un facteur de risque de la gonarthrose , mais il n’en est pas la cause systématique ou unique ! Toutes les personnes âgées ne souffrent pas d’arthrose du genou, tout comme les personnes jeunes peuvent en souffrir.  

Même si la fréquence de la gonarthrose augmente avec l’âge, elle peut donc toucher toutes les générations. D’ailleurs, les femmes semblent particulièrement visées après 45 ans ; la ménopause jouerait un certain rôle dans l’apparition de la pathologie ... Pour en revenir aux faits, c’est plutôt le type et l’intensité des activités pratiquées qui vont favoriser l’arthrose du genou. Par exemple, la pratique d’un sport à haut niveau peut accélérer l’usure du cartilage . En multipliant d’autres facteurs de risque comme le surpoids, la sédentarité ou l’hérédité, personne n’est à l’abri de l’arthrose  !



Idée reçue n°3 : Rien ne permet de prévenir la gonarthrose .

On sait maintenant que tout un tas de facteurs alimentent le risque de développer une gonarthrose . Même si l'âge est l'un d'entre eux, nous ne sommes pourtant pas forcés d’y être un jour confronté. Pour cela, plusieurs moyens de prévention existent.

En toute logique, prévenir la gonarthrose commence avec la lutte contre ses facteurs de risque. Privilégiez donc une bonne hygiène de vie et luttez ainsi contre le surpoids et la sédentarité. Soignez aussi correctement les éventuels traumatismes (fractures, rupture des ligaments) et microtraumatismes répétés au niveau du genou. Ces petits conseils vous permettront déjà de limiter fortement les risques d’arthrose du genou, mais ce n’est pas tout…

Pensez aussi à ménager vos articulations. Une intensité d’activité trop élevée ou une pratique contraignante pour l’articulation pourra évidemment jouer un rôle dans son apparition. D’une part, identifions les pratiques sportives intensives ou mettant les articulations à rude épreuve (bodybuilding, sports de contact, etc.).  D’autre part, certains métiers impliquant un appui prolongé et répété sur les genoux peuvent aussi précipiter l’arthrose du genou.

Découvrez plus de moyens de préserver l’articulation avec notre article sur les causes et facteurs de risque de la gonarthrose.

 

Idée reçue n°4 : Une genouillère est inutile en cas de gonarthrose .

Le port d’une genouillère fait partie des traitements conservateurs de la gonarthrose . En supportant la rotule pour stabiliser l'articulation , elles limitent à la fois la douleur et l’évolution de la pathologie . Certaines sont mêmes spécialement conçues pour vous accompagner dans vos expéditions sportives : PHYSIOstrap® SKI* et SPORT*, précédemment citées.

En plus, EPITACT® compte parmi son éventail de solutions la genouillère PHYSIOstrap® Médical*. Au quotidien, elle maintient la rotule , facilite la reprise d’activité et sa présence rassure et sécurise les genoux arthrosiques douloureux. Notamment consacrées à l’arthrose fémoro-patellaire, elles s’adaptent aussi bien aux cas de syndrome rotulien et de tendinite du genou.

 

Idée reçue n°5 : Les douleurs liées à la gonarthrose sont constantes.

Les douleurs causées par l’arthrose du genou ne sont heureusement pas continues. Elles surviennent principalement à l’effort ou lors de mouvements. D’ailleurs, le fait que le mouvement déclenche ou augmente ces douleurs peut orienter vers le diagnostic d’arthrose du genou. Pendant une activité, quelle qu’elle soit, ou en cas de position prolongée (assis ou debout), le genou devient douloureux. Généralement, aucune de ces douleurs ne se manifeste au repos et la nuit.



Idée reçue n°6 : La gonarthrose peut guérir définitivement.

Malheureusement, l’usure engendrée par l’arthrose au genou n’est pas réversible. C’est pourquoi une prise en charge le plut tôt possible est toujours intéressante. Rassurez-vous, l’arthrose du genou n’est pas une fatalité, et plusieurs traitements efficaces peuvent limiter douleurs et évolution de la pathologie .

Les moins invasifs sont les traitements médicamenteux (antalgiques, AINS). S’ensuivent les injections de corticoïdes ou d’acide hyaluronique et les séances de rééducation. En complément, le port de genouillères ou de semelles orthopédiques peut être recommandé. En dernier recours, l’intervention chirurgicale consiste en l’implantation d’une prothèse de genou, partielle ou totale.

 

Les idées reçues sur la gonarthrose ou arthrose du genou sont donc nombreuses mais nécessitent d’être corrigées. Mieux connaître les causes et les moyens de prévention de cette pathologie pourront notamment contribuer à réduire sa fréquence. Dans cette optique, retrouvez aussi nos articles sur les facteurs de risque de la gonarthrose , ses personnes à risque et ses traitements !
 

 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 10/2021


 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici une source supplémentaire :

(1)Daste, Camille, Quentin Kirren, Joulnar Akoum, Marie-Martine Lefèvre-Colau, François Rannou, et Christelle Nguyen. « Activité physique dans l’arthrose  ». Revue du Rhumatisme Monographies, Arthrose, 88, no 2 (1 avril 2021): 134‑38. https://doi.org/10.1016/j.monrhu.2021.01.003.

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