7 idées reçues sur le traitement du syndrome du canal carpien



7 idées reçues sur le traitement du syndrome du canal carpien

Pourtant répandue et bien connue, de nombreuses idées reçues sur le traitement du syndrome du canal carpien demeurent encore. Entre opération, traitements naturels et alternatives thérapeutiques, EPITACT® vous dit tout !

 

Idée reçue n°1 : On peut soigner le syndrome du canal carpien avec des huiles essentielles.

Les principaux traitements du syndrome du canal carpien sont médicaux, pharmaceutiques et chirurgicaux en cas de symptômes avancés. Cependant, il existe également des traitements non médicamenteux qui peuvent être complémentaires aux traitements principaux. Sans pour autant soigner le syndrome du canal carpien, les huiles essentielles peuvent au moins apaiser les articulations. L’huile essentielle de Gaulthérie associée à l’huile végétale d’Arnica, appliquée en massage doux, aurait un effet anti-inflammatoire et antalgique(1).

• Idée reçue n°2 : Les séquelles après l’opération sont fréquentes.

Chaque année en France, environ 140 000 chirurgies du syndrome du canal carpien sont réalisées(2). Cette intervention est donc fréquente et les techniques bien maîtrisées. Même si le risque zéro n’existe pas, on dénombre quelques possibles séquelles après l’opération du syndrome du canal carpien. Il s’agit essentiellement de séquelles fonctionnelles, sensitives et cutanées (cicatrice). Plus l’opération est tardive, plus le risque de séquelles est important.

Au niveau des complications post-opératoires, on retrouve notamment les lésions nerveuses, vasculaires, tendineuses, infectieuses, musculaires et osseuses(2, 3).

• Idée reçue n°3 : L’acupuncture est un traitement miracle du syndrome du canal carpien.

L’acupuncture fait bien partie des traitements conservateurs du syndrome du canal carpien. Cependant, cette option thérapeutique ne fait pas l’objet d’un consensus dans la littérature scientifique(4). L’acupuncture ne semble donc pas particulièrement recommandée dans le traitement du syndrome du canal carpien. Relevons cependant les résultats d’une étude(5) menée sur 18 femmes enceintes avec cette maladie. Elle a révélé que 95 % d’entre elles aurait ressenti un soulagement de leurs symptômes grâce à l’acupuncture.

• Idée reçue n°4 : L’opération du syndrome du canal carpien est inévitable.

Heureusement, d’autres traitements non chirurgicaux existent avant la chirurgie du syndrome du canal carpien. Parmi eux principalement se trouvent l’arrêt des mouvements répétitifs, les orthèses, les médicaments (paracétamol, AINS) et les infiltrations(1). Si et seulement si les premiers traitements ont échoué ou si les symptômes sont invalidants, la chirurgie pourra être nécessaire. Ce syndrome provient de la compression du nerf médian dans le canal carpien. Ainsi, la chirurgie consiste à élargir le canal (section du ligament annulaire antérieur) pour libérer le nerf(4).

• Idée reçue n°5 : Les attelles sont inefficaces pour soulager le syndrome du canal carpien.

Le port d’une orthèse d’immobilisation fait partie des tous premiers traitements du syndrome du canal carpien. En bloquant le poignet dans une position neutre, elle limite les mouvements traumatiques et diminue la pression dans le canal carpien. À porter principalement la nuit ou au repos, elle soulage les symptômes comme les fourmillements et les douleurs nocturnes(3). L’orthèse CARP’IMMO®* rassemble toutes ces qualités. En plus, ses renforts s’adaptent aux courbes de la main et son tissu fin apporte confort et légèreté.

Lorsqu’il est impossible d’éviter les activités à risque, EPITACT® a créé l'orthèse CARP’ACTIV®* de jour. Composée de matériaux souples, elle vous accompagne ainsi la journée lors des activités quotidiennes sans contraindre vos mouvements. Son efficacité repose déjà sur son tissu résistant qui, mis en tension, alerte son utilisateur des mouvements traumatiques pour le poignet. Aussi, sa bande de maintien, située sur le dessus du poignet uniquement, limite au maximum les pressions sur le canal carpien. Ni immobilisante ni compressive, cette orthèse brevetée permet un confort et une ergonomie optimaux dans la vie quotidienne.

• Idée reçue n°6 : On ne peut pas prévenir cette pathologie.

En fait, la prévention reste primordiale pour réduire les risques d’apparition ou l’évolution des symptômes du syndrome du canal carpien. Il s’agit principalement de douleurs, fourmillements, engourdissement et perte de sensibilité dans le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire. Une perte de force dans les doigts est aussi fréquente. Les sensations sont alors altérées, tout comme l’action des tendons et des muscles.

Cette pathologie provient notamment de facteurs mécaniques, fréquents dans le cadre professionnel. Ce sont les gestes que l’on effectue avec notre poignet qui génèrent des microtraumatismes. La répétition de ces mêmes gestes au quotidien ou au travail augmente alors davantage le risque de développer ce syndrome. Limitez ainsi les flexions du poignet et les appuis excessifs et prolongés sur celui-ci. Variez également les tâches et faites des pauses régulières. En soi, limitez au maximum les positions où le poignet n’est pas aligné avec l’avant-bras.

Aussi, les travailleurs exposés à l’humidité, au froid et aux vibrations font face à plus de risques. Différents dispositifs ergonomiques sont spécialement conçus pour réduire ces gestes à risque : souris d’ordinateur, accoudoirs, poignées anti-vibrations...

 

• Idée reçue n°7 : Avec du repos, ce trouble guérit spontanément.

On estime que l’évolution naturelle du syndrome du canal carpien se fait dans un tiers des cas environ. Cela signifie que les symptômes disparaissent sans que la personne touchée n’ait reçu de traitement particulier. Cette résolution spontanée se fait généralement chez les cas débutants et peu sévères de la pathologie.

Cependant, les facteurs prédictifs de cette évolution naturelle restent mal connus. On sait par exemple que cette guérison spontanée est plus souvent attendue chez les femmes enceintes ou en cas d’utilisation intense inhabituelle de la main. La pathologie régresse en effet plus souvent après l’accouchement ou l’arrêt de l’activité temporaire en cause(3).

 

Pour connaître les traitements du syndrome du canal carpien, EPITACT® vous suggère un article complémentaire « Syndrome du canal carpien : soulager les douleurs ».

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Reyt V. Le syndrome du canal carpien. Actualités Pharmaceutiques. 1 mars 2018;57(574):125.

(2)Lecoq B. Traitement du syndrome du canal carpien : écho-chirurgie. Revue du Rhumatisme Monographies. 1 juin 2020;87(3):20711.

(3)Leduc A, Perrot P, Truffandier MV, Bellier-Waast F, Duteille F. Syndrome du canal carpien chez l’enfant. À propos de 10 cas cliniques. Annales de Chirurgie Plastique Esthétique. juin 2014;59(3):15560.

(4)Haute Autorité de Santé. Chirurgie du syndrome du canal carpien : approche multidimensionnelle pour une décision pertinente [Internet]. 2012 p. 146. Report No.: Rapport d’évaluation technologique. Disponible sur: https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf /2012-10/chirurgie_du_syndrome_du_canal_carpien___approche_multidimensionnelle_pour_une_decision_pertinente_-_rapport_devaluation.pdf

(5)Stéphan JM. Canal carpien, prise en charge de la montée laiteuse, variétés occipito-postérieures et travail. 2013;6.