Hallux valgus : facteurs et personnes à risque



Hallux valgus : facteurs et personnes à risque

Vous souhaitez savoir si vous faites partie des personnes à risque de l’hallux valgus ? Vous voulez connaître ses facteurs de risque pour limiter ses symptômes ou retarder son apparition ? EPITACT® décrit les facteurs favorisant le développement d’un hallux valgus et explique sa prévalence chez les personnes les plus exposées.

 

Bref rappel sur l’hallux valgus

 

L’hallux valgus est une déformation du pied qui touche le gros orteil (hallux ). Il s'agit en fait d'une double déviation : le gros orteil dévie latéralement vers l’intérieur, le premier métatarsien vers l’extérieur. L'articulation métatarso-phalangienne, entre la base de la première phalange de l’orteil et la tête du premier métatarsien , devient latéralement saillante. Cette proéminence osseuse forme alors une bosse aussi bien connue sous le nom d’ « oignon » au pied.

L’hallux valgus est la déformation la plus fréquente de l’avant du pied(1). Elle touche 23 % des 16-65 ans contre 36 % des plus de 65 ans(2) ! Sa forte prévalence reflète sans aucun doute la grande variété de facteurs de risque favorisant son apparition.

 

Hallux valgus : les facteurs de risque prédominants

 

L’hallux valgus possède de nombreux facteurs de risque, très variés, qui reposent sur des critères soit anatomiques, physiologiques ou exogènes.

Les facteurs de risque de l’hallux valgus d’ordre anatomique

Les facteurs de risque liés à l’anatomie du pied sont fréquents :

• L’hallux valgus est héréditaire dans 25 % des cas(3). Cela signifie que vous avez plus de chance de le voir se développer si un membre de votre famille en présente un. L’hyperlaxité articulaire, soit une trop grande souplesse de l’articulation , fait partie des prédispositions familiales de l’hallux valgus .

• L’ « oignon » peut aussi provenir d’une maladie rhumatismale ou neuromusculaire par exemple(4).

• L’hallux valgus peut être le résultat d’une morphologie particulière du pied. En effet, dans le pied égyptien, le gros orteil est plus long que les autres. En appuyant contre la chaussure, l’hallux pousse le premier métatarsien qui finit par dévier progressivement vers l’extérieur (effet bélier).

• Il peut également découler d’une déformation anatomique du pied (pied plat ou creux) qui modifie les appuis de l'avant-pied.

• Le dernier facteur est lié à un déséquilibre musculaire entre l’abducteur et l’adducteur du gros orteil. Relevons également le rôle du tendon du muscle adducteur de l’hallux , inséré à la base intérieure de sa première phalange . Lorsque la déformation évolue, ce tendon tire sur la phalange : le métatarsien est repoussé vers l’extérieur, la déviation de l’orteil s’accentue.

Les facteurs de risque exogènes de l’hallux valgus

• Le port répété de chaussures étroites, serrées, pointues et à talons favorise également l'hallux valgus . Elles compressent le gros orteil qui se voit contraint de s'adapter à la forme de la chaussure. Les talons trop hauts (talon > 5 cm) transfèrent le poids du corps sur l’avant du pied. En conséquence, cela augmente inévitablement les contraintes sur les métatarsiens, les orteils et les articulations.

Les facteurs de risque de l’hallux valgus d’ordre physiologique

• La prévalence de l’hallux valgus augmente avec l’âge et débute dans 90 % des cas entre 40 et 50 ans(3). Si la déformation touche seulement 2 % des enfants en France, elle concerne près de 30 % de la population âgée(3) ! Dans la population générale, une méta-analyse évalue la prévalence de l’hallux valgus à 8 % chez les enfants, 23 % chez les 18-65 ans contre 36 % chez les plus de 65 ans(5).

• Aussi, la fréquence de l’ « oignon » au pied est 5 fois supérieure chez les femmes que chez les hommes(4). On estime d'ailleurs que l’hallux valgus est féminin dans 90 à 95 % des cas(3) ! Cette prévalence s’expliquerait notamment par le port plus fréquent de chaussures serrées, pointues et à talons.

• Le surpoids est un ultime facteur de risque de l’hallux valgus (5).

Précisons par ailleurs que l’hallux valgus est rarement unifactoriel et découle généralement de plusieurs facteurs.

 

Les personnes à risque de l’hallux valgus

 

En fonction des facteurs précédemment cités, il est possible de distinguer quelques catégories de la population plus à risque :

• Les femmes ;

• Les personnes à partir de 40 ans ;

• Les individus en surpoids ;

• Les personnes avec des antécédents familiaux ;

• Enfin, les personnes avec une forme de pied particulière (pied égyptien, pied plat ou creux).

 

À chaque hallux valgus sa solution

 

Chaque personne, chaque pied et chaque hallux valgus est différent. Pour vous assurer de trouver la bonne solution, EPITACT® s’est spécialisé dans la confection de protections et d’orthèses pour hallux valgus . Irréversible, cette déformation ne peut disparaître au cours du temps ; la chirurgie étant le seul traitement définitif. Cependant, soulager ses douleurs et retarder l’intervention est possible !

Pour corriger la déviation et soulager les douleurs articulaires, EPITACT® recommande le port d’une orthèse souple* ou rigide*. La première, avec son tendon en silicone breveté, redresse l’orteil à la marche et agit sur les facteurs aggravant la déformation. La seconde, à porter au repos, s’ajuste à la morphologie du pied. Son thermoformage , renouvelable plusieurs fois, permet une correction progressive de la déviation.

Enfin, pour une déformation trop avancée, nos protections soulagent les douleurs de pression et de frottement contre l’ « oignon ». Ainsi, EPITACT® a mis au point une protection* ultralégère et confortable. Placée en regard de l’oignon , une fine pastille de silicone (1mm) répartit les pressions et absorbe les frottements contre l’ « oignon ». Pour plus de discrétion dans les chaussures ouvertes, les protections hallux valgus* conviennent aussi aux pieds diabétiques.

 

Il est important de s’informer des facteurs de risque de l’hallux valgus avant que l’ « oignon » ne pointe le bout de son nez. Cela permet aux personnes à risque de comprendre les différentes actions à mener pour tenter de limiter l’évolution des symptômes.

 

 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette règlementation le marquage CE. Lire attentivement la notice d’utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 06/2022

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Arcella L, Petitdant B. Expansions inconstantes du tendon du tibial postérieur : anatomie, biomécanique et physiopathologieen lien avec l’hallux valgus . Kinésithérapie, la Revue. 1 mai 2020;20(221):22‑8.

(2)Nix S, Smith M, Vicenzino B. Prevalence of hallux valgus in the general population: a systematic review and meta-analysis. J Foot Ankle Res. déc 2010;3(1):21.

(3)Ameli.fr. Hallux valgus (oignon au pied) : symptômes, causes et évolution [Internet]. L’Assurance Maladie. 2021 [cité 20 avr 2022]. Disponible sur: https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hallux -valgus /symptomes-causes-evolution

(4)N AC. Hallux valgus [Internet]. Elsevier Connect. 2020 [cité 20 avr 2022]. Disponible sur: https://www.elsevier.com/fr-fr/connect/kine-osteo/hallux -valgus

(5)Nguyen USDT, Hillstrom HJ, Li W, Dufour AB, Kiel DP, Procter-Gray E, et al. Factors associated with hallux valgus in a population-based study of older women and men: the MOBILIZE Boston Study. Osteoarthritis and Cartilage. 1 janv 2010;18(1):41‑6.

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