Syndrome du canal carpien : 2e maladie professionnelle



Quels liens entre votre activité professionnelle/métier et le syndrome du canal carpien reconnu maladie professionnelle ?
Syndrome du canal carpien : 2e maladie professionnelle

Le syndrome du canal carpien (SCC) entraîne des douleurs particulièrement invalidantes. Parmi les plus courantes : mal au poignet, trouble de la sensibilité, fourmillements ou engourdissements dans les trois premiers doigts… Ces sensations sont liées à la compression du nerf médian à la base de la main. Il s’agit de la seconde pathologie (après les pathologies de la coiffe des rotateurs) reconnue maladie professionnelle. Le régime général de la sécurité sociale a ainsi indemnisé près de 13 000 cas en 2017 malgré une sous-estimation majeure. Si les facteurs sont nombreux, l’évolution de cette pathologie pourrait être atténuée par des actions préventives.

Des facteurs professionnels aggravants ?

Une étude de 2002 en pays de la Loire révèle que près de 4 % des femmes salariées sont touchées par le SCC. Du reste, seulement un peu plus de 2 % des hommes1 seraient concernés. Ainsi, en 2014, près de 127 000 personnes2 ont subi une intervention du syndrome du canal carpien . Pourtant l’étude démontre que 11 % des interventions sur les ouvrières non qualifiées actives de l’industrie auraient pu être évitées si leurs professions ne présentaient pas de risque excessif ! Il en est de même pour 74 % de celles pratiquées sur des ouvrières agricoles. Autant d’arrêts de travail en moins… Sans parler du bien-être des salariés supplémentaire alors ressenti. De même les douleurs, risques opératoires, complications éventuelles et rééducation pourraient ainsi être évitées.

La seconde étude menée en 2008-09 dans les Bouches-du-Rhône confirme également que les professions concernées imposent des tâches pénibles.

La corrélation entre activité professionnelle et pathologie semble alors inévitable.

Quels facteurs de risques pour le syndrome du canal carpien  ?

Les facteurs de risques3 se distinguent de l’origine de l’apparition de la pathologie . Ils influencent toutefois la probabilité de développer des TMS.

Ces facteurs sont à la fois d’ordre biomécanique et psychosociaux. Les facteurs biomécaniques sont liés aux contraintes physiques du poste : vibrations, répétition et pénibilité des tâches, poids supporté, force déployée, durée…

Quant aux facteurs psychosociaux, ils s’apparentent à la pression subie : climat social, délais à tenir, objectifs, exigence, fatigue, stress, absence de soutien, autonomie... Ces facteurs combinés risquent d’entraîner des hyper sollicitations aboutissant souvent à des troubles musculosquelettiques.

C’est notamment le cas pour le syndrome du canal carpien . L’utilisation d’un marteau piqueur pour les métiers du BTP peut être préjudiciable. La torsion du poignet autour d’un tournevis ou d’une clé pour un mécanicien sont de vrais facteurs de risques. Les gestes réitérés et prolongés, notamment en coiffure (coupe aux ciseaux) ou en massage & kinésithérapie augmentent également la probabilité de développer un SCC.

D’autres facteurs favorisent le développement de cette pathologie , non liés au contexte professionnel. Parmi ces facteurs, on peut citer un traumatisme (fracture, entorse …), une maladie inflammatoire (arthrite ) ou une maladie métabolique (diabète, pathologies endocriniennes provoquant l’obésité, hypothyroïdie).

Des solutions préventives et correctives contre le syndrome du canal carpien

Pour prémunir les personnes à risques ou les postes pouvant imposer des contraintes sur le poignet, optez pour un aménagement ergonomique du poste. Varier les tâches, leur durée, trouver des alternatives pour diminuer la force manuelle exercée sont autant d’actions préventives contre le syndrome du canal carpien . D'autre part, des poignées ergonomiques peuvent s’adapter sur de nombreux outils. Plus adaptées à la morphologie de la main et mieux orientées, elles réduisent les mouvements contraignants et améliorent le bien-être des équipes.

Si l'orthèse était une solution ?

Une orthèse  souple est très adaptée pour apaiser les douleurs liées au Syndrome du Canal Carpien en poursuivant normalement votre activité. Economique, discrète, fine et disponible en plusieurs tailles, l’orthèse  micro-orthopédique souple d’activité se porte le jour sans entraver la mobilité. Elle vise d'ailleurs une stimulation sensorielle destinée à adapter les gestes quotidiens sans y penser. CARP’Activ® d’EPITACT® est souple et confortable pour favoriser le retour au repos du poignet.

Et pour la nuit ?

Pour une efficacité supérieure, l’immobilisation nocturne de l’articulation  demeure une solution efficace. L’attelle d'immobilisation* du poignet maintient le poignet en position de rectitude pour limiter la compression du nerf médian et donc les douleurs.

Contrairement aux idées reçues, le poignet n’est pas au repos la nuit ! Souvent replié, ou sous l’oreiller, la pression augmente dans le canal carpien  provoquant des douleurs.

Grâce à une attelle  d’immobilisation, l’articulation  sera au repos.

EPITACT® a développé l’orthèse  CARP’IMMO® pour ce faire. Les renforts anatomiques semi-rigides gardent le poignet en position neutre pour des nuits plus sereines. Pour un gain optimal, il est notamment recommandé de porter des orthèses d’immobilisation EPITACT® durant trois mois.

Des solutions médicamenteuses contre le SCC

En parallèle, un traitement médicamenteux peut soulager efficacement les douleurs liées au Syndrome du Canal Carpien. Des antalgiques (paracétamol) des anti-inflammatoires non stéroïdiens (A.I.N.S, Ibuprofène) calment la douleur sur conseil de votre médecin. 

Pour atténuer la perception de la douleur, l’homéopathie et la phytothérapie peuvent favoriser le succès des autres solutions. Enfin, une prescription médicale de 2 à 3 infiltrations de corticoïdes aura pour but de faire dégonfler le contenu du canal carpien .

 

Enfin, la douleur demeure une alerte pour contrer une pathologie naissante. N’en faites pas une fatalité et traitez-la dès les premiers symptômes pour éviter toute aggravation. La prévention et le soin restent les armes à privilégier pour améliorer le confort de nos équipes et remettre l’humain au cœur de l’entreprise.

Sources :

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-liees-au-travail/troubles-musculo-squelettiques/donnees/syndrome-du-canal-carpien

  1. Ha C, Fouquet N, Roquelaure Y, Raimbeau G, Leclerc A, Goldberg M, et al. Syndrome du canal carpien . Estimations de l’incidence, de la prévalence et du poids de l’activité professionnelle dans sa survenue dans les Pays de la Loire, France, 2002-2004. Numéro thématique - TMS d’origine professionnelle. Une préoccupation majeure. Bull Epidemiol Hebd. 2010;5‑6:37‑40.
  2. VIe Congrès International d'Épidémiologie, 10-12 septembre 2014, Fouquet N, Sillam F, Ha C, Raimbeau G, Roquelaure Y, Revue d'épidémiologie et de santé publique, 2014, vol. 62, p. S188
  3. Guide pratique des TMS https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/coll_outils_de_la_GRH/guide_pratique_TMS.pdf

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