Qu’est-ce que le syndrome fémoro-patellaire ?

Définition du syndrome fémoro-patellaire ou syndrome rotulien

Le syndrome fémoro-patellaire (SFP) est l’une des causes les plus fréquentes de douleurs antérieures du genou chez l’adolescent et l’adulte(1). Il est également la cause principale de gonalgie avant 45 ans, particulièrement chez la femme(2). Le genou est une articulation portante des plus complexes dont la santé dépend de celle de l’ensemble du membre inférieur. De plus, l’origine souvent multifactorielle du syndrome fémoro-rotulien est encore mal comprise, rendant le diagnostic parfois difficile.

Qu’est-ce que le syndrome fémoro-patellaire (SFP) ? Comment apparaît-il ? Le syndrome fémoro-rotulien (SFP) correspond à un sentiment d’instabilité de la rotule pendant le mouvement. EPITACT® vous dit tout sur le syndrome fémoro-patellaire : définition, symptômes, causes et conséquences.

 

Syndrome fémoro-patellaire : définition

Le syndrome rotulien est un trouble musculosquelettique courant et souvent chronique, aussi appelé syndrome fémoro-rotulien ou syndrome fémoro-patellaire. Il provoque des douleurs en avant du genou. 

Cette pathologie correspond au mauvais cheminement de la rotule dans la trochlée fémorale lors de la mobilisation du genou. Ce mouvement anormal entraîne une hyperpression sur les facettes patellaires et une douleur(1, 3).

 

Anatomie et fonctionnement du genou

Vous souhaitez comprendre précisément la définition du syndrome fémoro-patellaire et les mécanismes qui déclenchent votre douleur ? Pour cela, découvrez un bref aperçu de l’anatomie de l’articulation fémoro-patellaire et de la biomécanique du genou.

Anatomie de l’articulation fémoro-patellaire

L’articulation fémoropatellaire comprend l’extrémité inférieure de l’os de la cuisse (fémur) et la rotule (patella).

La patella est un petit os plat et de forme triangulaire présent en avant du genou. Elle possède trois fonctions principales :

  • protéger le genou lors des traumatismes directs ;
  • participer à l’extension et à la flexion de la jambe : la rotule agit comme une poulie en transmettant les forces des quadriceps au tendon rotulien pendant les mouvements ;
  • stabiliser le genou pendant les mouvements : la stabilité de l’articulation fémoro-patellaire est assurée par plusieurs structures (tendons des quadriceps, tendon rotulien, bandelette ilio-tibiale, capsule articulaire, trochlée fémorale, rétinaculums et ligaments patellaires internes et externes)(1, 4).

La biomécanique du genou

Pendant l’extension de la jambe, la rotule est essentiellement libre dans l’articulation et ne subit aucune charge.

Pendant la flexion de la jambe, la rotule s’engage dans la trochlée fémorale. Plus la jambe fléchit, plus la pression augmente et se répartit sur les parties de la rotule en contact avec le fémur(1).

 

Physiopathologie du syndrome fémoro-rotulien

L’engagement et le cheminement de la rotule dans la trochlée fémorale pendant la flexion/extension de la jambe peut être altéré. En effet, le syndrome fémoro-patellaire est souvent provoqué par un déséquilibre des forces entre les structures stabilisatrices qui contrôlent la trajectoire de la rotule pendant le mouvement de l’articulation(1, 4). Il s’agit le plus souvent d’un déséquilibre entre les muscles de l’arrière de la cuisse (ischio-jambiers) et ceux de devant (quadriceps).

De plus, certaines activités engendrent plus de forces et de pressions sur l’articulation fémoro-patellaire et peuvent donc favoriser davantage un syndrome fémoro-rotulien. Par exemple, ces forces vont de 0,5 fois le poids du corps lors de la marche, à 3,3 fois lors de la montée des escaliers, et même jusqu’à 20 fois lors de certaines activités sportives impliquant des sauts répétées ou des réceptions brutales(1).

 

Comment se manifeste le syndrome rotulien ?

Les douleurs liées au syndrome fémoro-patellaire sont des douleurs diffuses localisées en avant du genou, derrière et autour de la rotule. Elles se manifestent lors des activités qui impliquent des flexions et extensions du genou répétées ou prolongées (position assise prolongée, montée et/ou descente d’escaliers, marche, course à pied, accroupissement, réception de saut…)(3, 5).

Elles peuvent s’accompagner de craquements, de sensation de blocage, d’instabilité, de raideur, de gonflement et de dérobement dans le genou lors de la marche(6).

Unilatérales ou bilatérales, ces douleurs sont d’intensité et d’évolution variables. Elles apparaissent généralement quelques minutes après le début de l’activité et disparaissent quelques heures après la fin de celle-ci.

Les personnes atteintes de syndrome fémoro-rotulien ont donc des difficultés à pratiquer leurs activités sportives, physiques et professionnelles sans douleur(3).

Pour compléter cette définition du syndrome fémoro-patellaire et ses symptômes, apprenez maintenant comment le médecin réalise le diagnostic.

 

Comment évolue le syndrome fémoro-patellaire ?

Le syndrome rotulien débute donc par une douleur en avant du genou causée par un mauvais cheminement de la rotule dans la trochlée fémorale. Il peut aller jusqu’à la luxation complète de la rotule (la rotule sort complètement de la trochlée). Une telle luxation peut favoriser l’instabilité rotulienne et des douleurs chroniques.

Le risque majeur d’aggravation est l’arthrose fémoro-patellaire. S’il est mal ou non traité, le syndrome fémoro-rotulien peut entraîner une usure prématurée du cartilage causée par le frottement anormal de la rotule contre le fémur.

 

Les causes et facteurs du syndrome fémoro-patellaire

Le syndrome rotulien a des causes anatomiques et morphologiques dont voici une liste non exhaustive(6) :

  • faiblesses musculaires ou déséquilibres entre certains muscles des cuisses ou du fessier ;
  • anomalies congénitales (patella alta, dysplasie patellaire, dysplasie trochléenne). Par exemple, une patella alta entraîne l’engagement tardif de la rotule dans la trochlée durant un mouvement du genou, ce qui augmente la traction sur le côté de la rotule ;
  • défaut d’alignement des membres inférieurs (ex : genu varum, genu valgum) ;
  • hypermobilité patellaire.

Le syndrome fémoro-rotulien a aussi et surtout de nombreux facteurs de risque :

  • mauvaise technique sportive et manque d’expérience ;
  • type de sport ou d’activité pratiquée (ex : sports à sauts, à pivot, ski, basket, cyclisme professionnel, randonnées avec dénivelés importants) ;
  • conditions environnementales (ex : escaliers, pentes) ;
  • type de surface (ex : bithume) ;
  • équipement utilisé (ex : chaussures de mauvaise qualité, inadaptées à la pratique ou sans soutien suffisant).

 

Quelle prise en charge du SFP ?

La chirurgie du syndrome fémoro-patellaire est très rare et seulement indiquée en cas d’anomalie structurelle (ex : patella alta). Le traitement est dans la plupart des cas non invasif. Il s’appuie sur une réduction des contraintes fémoropatellaires (repos partiel ou complet ; vélo ou natation conseillés), sur la rééducation (étirement et renforcement musculaire des quadriceps et des muscles abducteurs de la hanche)(5).

En parallèle, vous pourrez utiliser une genouillère rotulienne spécialement adaptée à la poursuite et à la reprise d’activités quotidiennes ou sportives. La genouillère PHYSIOstrap® Médical* et la genouillère PHYSIOstrap® Sport* stabilise et sécurise la rotule sans gêner les mouvements. Pour les adolescents, EPITACT® a tout spécialement développé le PHYSIOstrap® Ados*, une genouillère qui soulage les douleurs causées aux pathologies rotuliennes liées à leur âge et à la croissance.

Enfin, des semelles orthopédiques pourront vous être prescrites en cas de trouble anatomique ou morphologique (ex : pieds plats, genu valgum…).

 

La définition du syndrome fémoro-patellaire implique d’avoir quelques connaissances de l’anatomie et du fonctionnement du genou. Ces connaissances permettent aussi de mieux appréhender sa prise en charge. Découvrez également comment prévenir le syndrome fémoro-rotulien !

 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de la règlementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 09/2023

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Saubade M, Martin R, Becker A, Gremion G. Patellofemoral pain syndrome: Understand better in order to treat better. Rev Med Suisse. 2014;10(437):14516.

(2)Kermode T, Cornuz J, Zufferey P, Pasche O. Gonalgies : que faire en médecine de premier recours ? Revue Médicale Suisse. 2014;(10):223845.

(3)Reynaud V. Physiopathologie du syndrome fémoro-patellaire. Revue du Podologue. oct 2020;16:103.

(4)Cedeno E, Papadakis Z. Patellofemoral Pain Syndrome. International Journal of Exercise Science: Conference Proceedings [Internet]. 20 févr 2018;2(10). Disponible sur: https://digitalcommons.wku.edu/ijesab/vol2/iss10/5

(5)Rambaud A, Philippot R, Edouard P. La prise en charge rééducative globale de patients présentant un syndrome fémoro-patellaire : la lutte contre l’effondrement du membre inférieur par le renforcement du moyen fessier. Journal de Traumatologie du Sport. 1 déc 2013;30(4):2329.

(6)Green ST. Syndrome fémoropatellaire : prise en charge clinique. EMC - Kinésithérapie. 1 juin 2005;1(2):10111.

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