Quelles sont les principales causes du syndrome rotulien ?



Les causes du syndrome rotulien

Le syndrome rotulien est, par définition, une affection au sens et aux causes très larges. Il s’agit d’un conflit entre le fémur et la rotule , cette dernière ne respectant plus son alignement et cheminement dans l’articulation fémoro-patellaire. Cette pathologie multifactorielle et intergénérationnelle est l’une des causes principales de douleur au genou.

Qu’est-ce qui explique cette prévalence ? Quelles sont les causes et facteurs favorisants de ce syndrome ? EPITACT® vous dit tout sur l’origine et les facteurs favorisant la pathologie la plus fréquente de l’articulation fémoro-patellaire.

 

Les causes intrinsèques du syndrome rotulien

Les anomalies anatomiques(1-3)

- les anomalies morphologiques au niveau des membres inférieurs : genu valgum , troubles statiques de la voûte plantaire, etc. ;

- les problèmes anatomiques de la trochlée ou de la patella : malformation de la trochlée ou position haute de la rotule . En conséquence, le guidage de cette dernière dans la trochlée est problématique ;

- l’instabilité rotulienne est une autre cause du syndrome rotulien . La rotule a tendance à se subluxer vers l’extérieur et cela peut aller jusqu’à la luxation complète ;

- les troubles de torsion fémorale et/ou tibiale, c’est-à-dire que le fémur et/ou le tibia présente(nt) des torsions excessives vers l’intérieur ou l’extérieur ;

- l’hyperlaxité patellaire, qui se traduit par une élasticité exagérée de l’articulation du genou, favorise les luxations de la rotule ;

- une énième cause du syndrome rotulien est la chondromalacie. Elle traduit une atteinte d’une partie du cartilage de l’articulation . Elle survient par exemple lorsque l’on s’adonne à un sport que l’on pratique souvent comme le ski ou la randonnée.

 

Autres

- la faiblesse ou raideur musculaire, notamment des quadriceps et ischio-jambiers(2, 3).

- les femmes seraient plus à risque que les hommes concernant le syndrome rotulien (2) pour des raisons biomécaniques et anatomiques. En effet, les femmes ont par exemple moins de force musculaire dans la jambe. Aussi, les angles d’alignement du quadriceps avec la rotule ou de rotation de la hanche sont plus souvent supérieurs chez la femme(4).

- les facteurs psychologiques(3, 5) sont également en cause dans le syndrome rotulien , notamment chronique. Il s’agit notamment d’anxiété, de dépression et de kinésiophobie qui est la peur de la douleur liée au mouvement.

 

Les causes extrinsèques du syndrome rotulien

Outre l’anatomie, l'activité pratiquée est également une cause du syndrome rotulien . Pour ce type de facteurs mécaniques, la cause provient davantage d'une surutilisation avec surcharge excessive de l’articulation fémoro-patellaire(3). Toutes activités impliquant une force de pression augmentée entre la rotule et le fémur ou des contraintes articulaires répétées (notamment en flexion du genou) favorisent le syndrome rotulien (2).

Activité physique ou sportive(1, 2)

- les activités avec répétition de mouvements de flexion/extension du genou (course à pied, marche rapide, ski…) ;

- le type de sport pratiqué peut aussi contribuer à causer un syndrome rotulien . Dans la population générale, 16 à 25 % de coureurs à pieds sont touchés par le syndrome rotulien ;

- enfin, le type de surface sur laquelle se déroule l’activité sportive.

 

Mouvements et positions(1, 2, 6)

- la position assise, accroupie ou à genoux répétée et prolongée ;

- la montée/descente des escaliers.

 

Autres(2, 3)

- le type de chaussures utilisé : les talons hauts augmentent les contraintes sur l’articulation fémoro-patellaire ;

- les antécédents de traumatisme de la rotule et les complications d’une chirurgie ligamentaire ou méniscale.

On ne se doute pas toujours qu’il existe autant de causes possibles de douleur au genou. Bien qu’il semble assez pointu d’identifier précisément la cause du syndrome rotulien , sa prise en charge est relativement aisée. À noter que le diagnostic et le traitement de cette pathologie sont systématiquement fournis par un professionnel de santé.

 

Les solutions pour soulager le syndrome rotulien

En cas de syndrome rotulien , les premiers traitements ont pour but de soutenir et stabiliser l’articulation pour limiter les douleurs. Parmi toutes ces approches (médecin du sport, kinésithérapeute, podologue), le port d’une genouillère est un moyen complémentaire. Comme la rotule n’est pas très disciplinée, contenir l’articulation fémoro-patellaire de manière à la stabiliser est raisonné.

Ainsi, la gamme de genouillères EPITACT® pour vous permettre de trouver la solution idéale pour chaque situation.

La genouillère PHYSIOstrap Médical* est à porter au quotidien pour maintenir discrètement et confortablement la rotule .

Comme le syndrome rotulien survient principalement chez les sportifs, peu importe l’âge, nous avons mis au point trois genouillères spéciales.

La PHYSIOstrap Sport* est dotée d’un tissu plus compressif avec des bandes de maintien plus larges afin de rester durablement en place.

La PHYSIOstrap Ski* possède un tendon siliconé renforcé autour de la rotule pour une stabilisation solide de l’articulation fémoro-patellaire. En effet, la pratique du ski/snowboard nécessite des rotations, flexions, extensions et parfois des impacts importants au niveau de la rotule . Limiter ces contraintes et protéger au maximum le genou devient donc nécessaire.

Enfin, puisque le syndrome rotulien n’épargne pas les adolescents, la PHYSIOstrap Ado* s’adapte à leur morphologie pour soulager les douleurs.

Toute ces genouillères sont conçues pour favoriser la poursuite ou la reprise d’activités sans gêne du mouvement.

Pour mieux vous armer face au syndrome rotulien , EPITACT® vous informe aussi sur ses autres traitements conservateurs et moyens de prévention !

 

 

*Cette solution est un dispositif médical de classe I, qui porte au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation. 05/2022

 

Pour aller plus loin que cette approche globale et simplifiée, voici quelques sources supplémentaires :

(1)Job-Deslandre C. Douleurs mécaniques non traumatiques du genou de l’enfant et l’adolescent. Revue du Rhumatisme Monographies. avr 2016;83(2):108‑12.

(2)Saubade M, Martin R, Becker A, Gremion G. Patellofemoral pain syndrome: Understand better in order to treat better. Rev Med Suisse. 2014;10(437):1451 6.

(3)Tamalet B, Rochcongar P, Rochcongar G. La fémoro-patellaire : une articulation oubliée ? Revue du Rhumatisme Monographies. 1 avr 2016;83(2):71 7.

(4)Boling M, Padua D, Marshall S, Guskiewicz K, Pyne S, Beutler A. Gender differences in the incidence and prevalence of patellofemoral pain syndrome: Epidemiology of patellofemoral pain. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports. oct 2010;20(5):725‑30.

(5)Maclachlan LR, Matthews M, Hodges PW, Collins NJ, Vicenzino B. The psychological features of patellofemoral pain: a cross-sectional study. Scandinavian Journal of Pain. 25 avr 2018;18(2):261 71.

(6)Legré-Boyer V, Boyer T. Examen clinique d’un genou douloureux. Revue du Rhumatisme Monographies. juin 2016;83(3):133 7.

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