Diagnostiquer la fasciite plantaire



Comment savoir si l'on a une épine calcanéenne / fasciite plantaire et que faire ? Quelles solutions pour apaiser les douleurs au talon ?
Diagnostiquer la fasciite plantaire

Le matin, vos premiers pas sont devenus douloureux, comme si votre talon était transpercé par un clou. Il est possible qu’il s’agisse d’une épine calcanéenne. Mais comment diagnostiquer la fasciite plantaire avec certitude ? Quels examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de l’épine de Lenoir ? Découvrez les démarches nécessaires et les spécialistes qui établiront le diagnostic afin de vous proposer un protocole adapté apaisant vos douleurs.

 

Définition d’une talalgie  : la fasciite plantaire

Par définition, une talalgie est une douleur survenant au talon. Elle peut pourtant concerner différentes zones du talon et avoir des origines diverses. Dans le cas d’une gêne infra-calcanéenne (sous le talon) et après un examen clinique approfondi par un spécialiste de santé, il est plausible que vous souffriez d’une atteinte du fascia plantaire.

L’aponévrose plantaire est une membrane fibreuse reliant le talon à la naissance des orteils. Peu extensible, elle se situe sur le plan superficiel de la sole plantaire et recouvre l’ensemble des composants anatomiques inférieurs. Les fonctions principales de l’aponévrose sont les suivantes(2) :

  • suspension,
  • adhérence au sol en limitant l’effet « savonnage »,
  • soutènement du pied
  • et enfin participation à la propulsion en aidant à la transmission des forces.

Il existe majoritairement trois types d’atteinte de l’aponévrose(2): l'enthésopathie, l’aponévrosite plantaire (douleur du corps de l’aponévrose) et la rupture.

L’enthésopathie ou douleur de l’insertion du fascia plantaire sur le calcanéus est très fréquente. Elle est en lien étroit avec la présence d‘une épine calcanéenne. Cette dernière n’est que la conséquence d’une traction excessive sur l’aponévrose à son insertion menant à des microdéchirures. Le corps tente de contrer ce phénomène par la création de cellules osseuses visant à renforcer la zone hyper-sollicitée. Ces cellules s’amassent, formant alors une épine sur le calcanéum, aussi appelée épine de Lenoir. De ce fait, ce n’est pas l’épine qui crée la douleur. Cette pathologie est également nommée myoaponévrosite plantaire d’insertion, car la zone de la douleur se situe également à l’insertion des muscles plantaires internes.

Il existe aussi l’aponévrosite plantaire ou fasciite plantaire. Cette douleur est située sur le corps même de l’aponévrose, c’est à dire sous la voûte plantaire.

Enfin, le dernier type d’atteinte d’aponévrose est la rupture qui, comme son nom l’indique, est une déchirure partielle ou totale du fascia.

Ces trois sortes d’atteintes sont principalement d’origine mécanique. L’atteinte inflammatoire due à une pathologie inflammatoire (exemple : spondylarthrite ankylosante) ne sera pas abordée dans cet article.

 

Comment diagnostiquer une épine calcanéenne ?

Lors d’une suspicion de fasciite plantaire, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Votre médecin traitant saura assurément diagnostiquer la pathologie dont vous souffrez et vous orienter vers le bon professionnel pour la prise en charge. Souvent, le podologue et le kinésithérapeute sont les premiers à intervenir.

Suite à un interrogatoire sur la douleur par le praticien, nombreux sont les tests cliniques pour diagnostiquer une fasciite plantaire. Découvrez comment le diagnostic pourra être établi lors de l'examen clinique.

Très souvent, la douleur siège à la face inférieure du talon dans sa partie antéro-médiale. La douleur se fait ressentir dès les premiers pas au réveil et s’estompe après une quinzaine de minutes. Elle peut également se faire ressentir après de longs efforts, par exemple après une intense course à pied. Néanmoins, la douleur s’installera progressivement, commençant du côté du pied de propulsion(3). Vos réponses aux questions du praticien sur l’apparition de la douleur, son intensité, sa fréquence et son lien avec certains appuis seront de précieux indicateurs.

Ainsi, à l’examen clinique, on retrouvera généralement(1) :

  • Une douleur à la palpation en regard de la zone d’insertion de l’aponévrose sur le calcanéus (cette douleur peut être précise ou localisée) ;
  • la douleur peut être plus prononcée lors de la mise en tension passive de l’aponévrose (flexion de la cheville et extension de l’hallux ) ;
  • une absence de gonflement (si toutefois il y en avait un, il faudrait penser à une fracture de fatigue ou à une rupture du fascia).

Aussi, il est possible qu’un trouble statique ou dynamique du pied et/ou du membre inférieur soit révélé.

Il est possible que votre médecin vous prescrive une radiographie afin d’écarter tout diagnostic différentiel.

 

J’ai une fasciite plantaire, que faire ?

Une fois le diagnostic confirmé, le médecin vous prodiguera un protocole à suivre pour traiter les symptômes (douleurs, sensibilité…) et agir sur la cause (inflammation, microdéchirures, etc.).

Outre les massages et séances de kinésithérapie, des exercices d’étirements et de renforcement musculaire peuvent apaiser les douleurs.

Des anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent également compléter le protocole en cas d’inflammation.

Ces traitements sont souvent suivis parallèlement au port d’une paire de talonnettes visant à absorber les chocs et surélever légèrement le pied pour réduire les tensions.

 

EPITACT® a élaboré des talonnettes* composées de deux matériaux. Le PHYSIOCHOCTM* amortit l’impact du pied au sol alors que le gel de silicone , au centre de la talonnette, rend l’appui plus confortable et répartit les pressions. La douleur est apaisée facilitant la marche et les appuis quotidiens.
 

*Ces solutions sont des dispositifs médicaux de classe I, qui portent au titre de cette réglementation le marquage CE. Lire attentivement la notice avant utilisation. Fabricant : Millet Innovation.11/2020

 

Sources :

(1)Bartold S-J. Fasciite plantaire . Le fascia plantaire comme source de douleur : biomécanique, signes cliniques et traitement. EMC - Podologie. 1 juin 2005;1(2):29

(2)Tourné Y, Chaussard C, Huboud-Peron A, Saragaglia D. Pathologie de l’aponévrose plantaire superficielle et maladie de Ledderhose. Encycl Méd Chir, Podologie. 2000;27-090-A-20:10.

(3)Damiano J. Talalgies. EMC - Appareil locomoteur. 2008;27-090-A-25(2):1-8

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